Ce n'est un secret pour personne : je n'ai pas la main verte. Enfin, je devrais dire que ce n'était un secret pour personne... sauf pour moi. Pendant longtemps, je me suis vue comme une espèce de botaniste en herbe, si je puis dire, une adoratrice de Buffon, Le Nôtre et consorts, une-qui-connait-le nom-des fleurs-en latin, une-qui-tente-des-trucs. La Barbara Gould de la plante verte. Il est vrai que je dépensais énormément d'énergie et de sous aussi à cultiver mon jardin. Il est vrai aussi que pour 5 voire 6 espèces plantées, une seule survivait. Pas ma faute. La faute aux chats des voisins, bien sûr, qui passaient leur temps à satisfaire leurs besoins naturels sur mes plates-bandes dès que Paulette faisait la sieste. La faute à la météo aussi bien évidemment. Trop de soleil, trop de pluie, trop de froid, trop de tout. La faute à la terre (j'avais utilisé la boîte de petit chimiste offerte à Mademoiselle 2 quand elle avait 6 ans pour analyser mon sol. Résulat : beaucoup trop de cailloux d'après moi).

Aussi quand j'ai annoncé récemment à Monsieur que je voulais créer un mur végétal dans notre nouvel appartement car mon énergie créatrice verte était en berne depuis que je n'avais plus de jardin, ce dernier ne s'est pas réjoui autant que je l'espérais.
-Tu es sûre ? C'est compliqué quand même...
-M'enfin ! Tu me connais ! Vois ce que j'ai accompli dans feu notre jardin ! Et puis je suis abonnée à Détente Jardin, ça aide !
-Mouai...

J'ai bien senti qu'il était moyennement convaincu. Il n'a d'ailleurs pas hésité à me rappeler que j'avais fait crever successivement 3 orchidées, un épisode encore douloureux, alors que celles de sa soeur étaient magnifiques. Un coup bas je trouve. Je me suis défendue : l'air de la maison était vicié, voilà pourquoi ! Certainement les peintures. Bref, qu'à cela ne tienne, j'étais déterminée à lui démontrer que j'étais un Léonard de Vinci du végétal et que notre mur allait être le support d'une grande oeuvre verte, buccolique et olfactive. Tout d'abord, l'équipement. Ben oui, tu ne t'attaques pas à l'Everest en tongs. Tabliers, gants, sécateur, serfouette et cie. Ensuite la strucutre avec kit intégré d'arrosage automatique s'il vous plaît et puis bien évidemment les plantes. Le premier arrosage a été compliqué... c'est-à-dire que nous sommes tous d'accord pour dire qu'un parquet n'a pas besoin d'eau pour vivre, hein ? Ben oui... Le deuxième n'a pas été facile non plus pour notre canapé qui s'est retrouvé pile poil dans la trajectoire du second tuyau percé façon geyser et le troisième... et bien monsieur m'en a privé. Pour les plantes aussi, ça a été compliqué. Le doute s'est installé. Mauvais choix d'espèces ? Mauvaise exposition ? Trop de bruit ? Si je m'en réfère à "silence, ça pousse"... J'ai dû me rendre à l'évidence : ça ne vit pas tout ça, ça survit, ça vivotte, ça jaunit, ça dépérit. C'est moche ! Ce n'est pas du Léonoard de Vinci, c'est plutôt du Dubuffet maternelle. Bon on va dégager tout ça, exit le tablier de Nicolas le jardinier, je sors le plâtre et la truelle, je m'en vais faire un mur de briques à la place. Je viens de m'abonner à Maisons et Travaux.

J'ai renoncé au mur végétal mais pas aux cactus. En voici pour preuve la blouse Marthe de République du Chiffon réalisée dans un tissu Mondial Tissu. Alors oui, je sais, la blouse Marthe c'est so 2014, les cactus c'est so 2015... M'en fous.

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Réalisée en T. 40. Comme à mon habitude, je suis partie "vent du cul dans la plaine" pour réaliser cette blouse. J'aurais dû consulté avant les avis des blogueuses qui précisaient pour la plupart qu'elle taillait grand. C'est vrai que je pense qu'en 38, elle aurait été parfaite mais je l'aime quand même comme ça.

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Baskets nike.

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 Belle semaine à tous...